Si t’étais un écureuil mort, je passerais à ton enterrement
2024
159 x 249 x 69 cm
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bois, fausse fourrure, morceaux d’armoires, portes de placard découpées, latex, cheveux, béton, copeaux de bois, grès émaillé, pâte à modeler, aquarelle sur otji et carton, impression 3D, résine, sacs plastiques, tissu de couette, baguettes de pain, riz, farine, maïs, couteau
En portant notre regard sur les petites créatures, on considère leur existence comme si elle aussi insignifiante que leur taille. Cette sculpture, de taille monumentale par rapport à l’être qu’elle incarne, fonctionne comme un plateau pour faire le deuil de son chagrin.
Y figurent le grenier où sa nourriture était stockée, son manteau et son chapeau, son temps cyclique retournant sans cesse à 0, les 5 fenêtres de sa maison, ainsi que nos yeux qui se posent sur cette créature.
Y figurent le grenier où sa nourriture était stockée, son manteau et son chapeau, son temps cyclique retournant sans cesse à 0, les 5 fenêtres de sa maison, ainsi que nos yeux qui se posent sur cette créature.
“Tu es un petit animal fabriqué en plastique, et si personne ne touchait à ta fragilité, tu serais en sécurité dans mon armoire. Comme les autres, tu as, tu as eu, et tu auras peur que quelqu’un ou quelque chose piétine ton corps. Mais il faut que tu dormes, il faut que tu manges, et que tu te forces à poser le pied dans les paysages que chaque matin tu as contemplés.
Et si jamais il arrive à toi, ce destin misérable, je passerai à tes funérailles avec quelques miettes que tu aimais.”




